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7 activités d’automne adaptées aux personnes âgées en EHPAD et à domicile

Feuilles colorées, pommes de pin, odeur de cannelle, retour des boissons chaudes… L’automne offre une multitude de supports pour imaginer des animations créatives auprès des personnes âgées.

Mais attention : proposer une activité manuelle adaptée ne consiste pas à choisir un joli bricolage sur Internet, puis à demander à tout le monde de reproduire le même modèle. Une animation réussie doit tenir compte des envies, des capacités, de l’histoire et du rythme de chaque personne. Elle doit permettre de choisir, de participer à sa manière, de créer du lien et, surtout, de prendre plaisir à faire.

Dans cet article, je te partage sept activités manuelles d’automne à proposer en EHPAD, en résidence autonomie, en PASA, en unité protégée ou à domicile. Pour chacune, tu trouveras les objectifs, le matériel, le déroulement et des adaptations concrètes.

Pourquoi utiliser l’automne comme fil conducteur de tes animations ?

L’automne est un thème particulièrement riche parce qu’il permet de mobiliser plusieurs dimensions à la fois. Les couleurs, les matières, les odeurs, les musiques et les saveurs peuvent faire émerger des sensations, des émotions ou des souvenirs. La saison peut aussi ouvrir des discussions autour de la rentrée des classes, des vendanges, des récoltes, des promenades en forêt, des recettes familiales ou des changements observés dans la nature.

Une activité d’automne peut ainsi servir à :

  • stimuler les sens ;

  • favoriser l’expression des goûts et des émotions ;

  • mobiliser des souvenirs autobiographiques ;

  • préserver certains gestes du quotidien ;

  • encourager les échanges entre les participants ;

  • valoriser les compétences et les initiatives ;

  • embellir un lieu de vie avec les créations des résidents ;

  • créer un projet commun avec les familles ou les habitants du territoire.

La Haute Autorité de Santé rappelle que la vie sociale en EHPAD doit notamment permettre aux résidents de maintenir ou de renouer des relations et de participer à la vie collective selon leurs souhaits. L’activité n’est donc pas une finalité : elle devient un support pour permettre à la personne d’exprimer ses envies, d’agir et de rester en relation avec les autres.
Consulter les recommandations de la Haute Autorité de santé sur la vie sociale en EHPAD

Avant de commencer : pose-toi ces trois questions

À qui s’adresse réellement l’activité ?

Évite de construire ton atelier pour un groupe abstrait de « personnes âgées ». Demande-toi qui sera présent. Les participants apprécient-ils les activités créatives ? Ont-ils des difficultés visuelles, motrices ou cognitives ? Préfèrent-ils travailler seuls, à deux ou en petit groupe ? Certains peuvent-ils prendre un rôle particulier dans l’organisation ?

Quelle expérience souhaites-tu leur faire vivre ?

L’objectif n’est pas obligatoirement de produire une décoration parfaite. Tu peux chercher à provoquer une rencontre, réveiller des souvenirs, soutenir l’expression, offrir un moment de détente ou permettre à une personne de retrouver un geste qu’elle connaît. Une même activité peut donc être organisée de plusieurs manières selon ton intention.

Comment chacun pourra-t-il participer ?

Participer ne signifie pas forcément réaliser toutes les étapes. Une personne peut choisir les couleurs, trier le matériel, tenir un élément, dicter une phrase, raconter un souvenir, photographier les réalisations ou décider de leur emplacement.

La pépite professionnelle à retenir : adapte la place de la personne dans l’activité avant d’adapter uniquement le matériel.

1. Créer une couronne automnale personnalisée

La couronne d’automne est un grand classique. Pour éviter l’effet « bricolage scolaire », propose plusieurs matières et laisse chaque personne composer librement sa création.

Les objectifs possibles

Cette activité peut permettre de :

  • stimuler la motricité fine ;

  • favoriser les choix et la prise d’initiative ;

  • travailler l’organisation dans l’espace ;

  • mobiliser les couleurs et les matières ;

  • valoriser une création destinée à être exposée ou offerte.

Le matériel

Prévois :

  • des anneaux découpés dans du carton épais ;

  • des feuilles naturelles ou artificielles ;

  • des rubans, morceaux de tissu, laine ou raphia ;

  • des pommes de pin, glands ou petites branches ;

  • des formes découpées dans du papier coloré ;

  • des photos, mots ou étiquettes ;

  • de la colle en bâton ou de la pâte adhésive ;

  • des ciseaux adaptés.

Si un pistolet à colle est nécessaire pour fixer certains éléments, son utilisation doit rester sous la responsabilité du professionnel.

Le déroulement

Commence par présenter les matières sur une table suffisamment dégagée. Invite les participants à les regarder, les toucher et les comparer.

Tu peux ouvrir la discussion avec quelques questions :

  • Quelles couleurs représentent l’automne pour vous ?

  • Aviez-vous l’habitude de décorer votre maison selon les saisons ?

  • Que trouvait-on dans les bois ou les jardins de votre enfance ?

  • Souhaitez-vous créer une couronne pour votre chambre, un proche ou un espace collectif ?

Chaque personne sélectionne ensuite ses éléments et les dispose sur son support avant le collage. Cette étape permet de modifier la composition sans craindre de se tromper.

Les adaptations possibles

Pour une personne ayant des difficultés de préhension, propose de grands éléments faciles à saisir et un anneau déjà préparé. En cas de difficultés visuelles, privilégie des couleurs contrastées et limite les petits objets. Pour une personne présentant des troubles cognitifs, dispose seulement deux ou trois types de matériaux devant elle et avance étape par étape.

À domicile, la couronne peut intégrer des photographies familiales, un tissu chargé de souvenirs ou des éléments collectés lors d’une promenade.

La pépite professionnelle : ne montre pas un modèle à reproduire à l’identique. Présente éventuellement plusieurs inspirations, puis laisse chaque personne créer sa propre composition.

2. Réaliser une œuvre de land art automnal

Le land art consiste à créer une œuvre éphémère avec des éléments trouvés dans la nature. Cette proposition associe promenade, collecte, observation et création.

Les objectifs possibles

Cette activité peut :

  • encourager l’ouverture sur l’extérieur ;

  • stimuler l’observation et les sens ;

  • favoriser la coopération ;

  • permettre une activité créative sans recherche de performance ;

  • valoriser les ressources naturelles de proximité.

Le matériel

Il suffit généralement de prévoir :

  • des paniers ou sacs en tissu ;

  • des plateaux ou sets de table pour délimiter l’espace de création ;

  • des feuilles, branches, glands, cailloux et pommes de pin ;

  • un téléphone ou un appareil photo.

Vérifie les éléments collectés avant leur manipulation et écarte tout végétal inconnu, irritant ou dégradé.

Le déroulement

Si les conditions le permettent, commence par une promenade dans le jardin, un parc ou aux abords de l’établissement. Chaque personne peut choisir un élément qui lui plaît par sa couleur, sa forme ou sa texture. Il n’est pas nécessaire de transformer la sortie en course à la collecte : prendre le temps d’observer fait déjà partie de l’activité.

De retour à l’intérieur, propose de réaliser :

  • une spirale ;

  • un mandala ;

  • un paysage ;

  • un visage ;

  • une silhouette d’arbre ;

  • une composition totalement libre.

L’œuvre peut être individuelle ou collective. Comme elle est éphémère, photographie-la avant de rendre les éléments à la nature.

Les adaptations possibles

Pour une personne qui ne peut pas participer à la promenade, apporte une sélection d’éléments sur un plateau et laisse-la choisir ceux qu’elle souhaite utiliser. En petit groupe, répartis les rôles : collecte, tri par couleurs, disposition, photographie ou choix du titre. En unité protégée, évite les consignes trop abstraites. Commence simplement par disposer un élément, puis invite la personne à en ajouter un autre.

La pépite professionnelle : imprime les photographies des œuvres et organise une petite exposition. L’activité éphémère laisse ainsi une trace valorisante sans perdre son lien avec la nature.

3. Peindre un paysage d’automne inspiré du fauvisme

Les paysages d’automne se prêtent particulièrement bien à une exploration des couleurs. L’objectif n’est pas de savoir dessiner, mais d’oser interpréter un paysage avec des couleurs fortes.

Les objectifs possibles

Cette activité peut permettre de :

  • favoriser l’expression personnelle ;

  • stimuler la perception des couleurs ;

  • soutenir la mobilité du bras et de la main ;

  • découvrir ou redécouvrir un courant artistique ;

  • offrir un espace de liberté sans bonne ou mauvaise réponse.

Le matériel

Prépare :

  • quelques reproductions de paysages fauves ;

  • des feuilles de grand format ;

  • de la peinture rouge, orange, jaune, rose, bleue, verte et violette ;

  • de gros pinceaux ;

  • des éponges ;

  • des rouleaux ou tampons ;

  • des tabliers et protections de table.

Le déroulement

Présente d’abord quelques œuvres et invite les participants à exprimer ce qu’ils voient. Quelles couleurs les attirent ? Le paysage paraît-il calme, joyeux, étrange ou énergique ? Reconnaissent-ils une saison ? Explique ensuite que les artistes fauves ne cherchaient pas nécessairement à reproduire les couleurs réelles. Un arbre peut devenir bleu, un ciel rose et un chemin violet. Les participants peuvent peindre à partir d’une photographie de paysage ou composer librement le leur.

Les adaptations possibles

Utilise de grandes feuilles et des pinceaux à manche épais pour les personnes ayant des difficultés motrices. L’éponge ou le rouleau permettent de couvrir une surface sans exiger une grande précision. Tu peux aussi préparer une silhouette de paysage très simple, mais sans imposer de coloriage minutieux à l’intérieur de petites zones. Si la personne hésite, propose-lui de choisir entre deux couleurs pour commencer. Le premier geste débloque souvent la suite.

La pépite professionnelle : ne corrige pas les couleurs et ne termine pas l’œuvre à la place de la personne. Une création n’a pas besoin d’être réaliste pour être réussie.

4. Composer une fresque des souvenirs d’automne

Cette activité relie expression créative et mémoire autobiographique. Chaque participant contribue à une œuvre collective avec un souvenir, une phrase, une image, une couleur ou une matière.

Les objectifs possibles

La fresque peut :

  • favoriser la parole et l’écoute ;

  • valoriser l’histoire de chacun ;

  • créer des liens entre les participants ;

  • soutenir la mémoire autobiographique ;

  • produire une œuvre collective représentative du groupe.

Le matériel

Prévois :

  • un grand rouleau de papier ou plusieurs affiches assemblées ;

  • des photographies et illustrations ;

  • des magazines et prospectus ;

  • des feutres épais ;

  • des papiers de différentes couleurs ;

  • des enveloppes, étiquettes ou cartes ;

  • des matières à toucher ;

  • de la colle et des ciseaux.

Le déroulement

Inscris au centre de la fresque une phrase comme : « Pour moi, l’automne, c’est… ». Lance ensuite la discussion avec des évocations concrètes :

  • la rentrée des classes ;

  • les vendanges ;

  • les champignons ;

  • les châtaignes ;

  • les feuilles mortes ;

  • les premières flambées dans la cheminée ;

  • les vêtements que l’on ressort ;

  • les recettes préparées en famille ;

  • la pluie, le brouillard ou les promenades en forêt.

Chaque participant ajoute sa contribution. Une personne peut écrire, dessiner, coller une image ou simplement dicter son souvenir à un professionnel.

Les adaptations possibles

Prépare des images suffisamment grandes pour les personnes qui ne souhaitent pas dessiner ou écrire. En cas de troubles cognitifs, utilise des objets, des photographies ou des odeurs pour soutenir la conversation sans mettre la personne en situation d’échec.

À domicile, crée une version plus petite sous la forme d’un carnet, d’un tableau ou d’une page destinée à être partagée avec les proches.

La pépite professionnelle : n’interroge pas les souvenirs comme dans un quiz. Accueille ce qui vient, sans corriger les dates ni rechercher une réponse précise.

5. Réaliser un nuancier d’automne avec du matériel récupéré

Voici une activité idéale lorsque le budget est limité. À partir de magazines, de catalogues et de papiers récupérés, les participants composent un nuancier ou un tableau d’ambiance automnal.

Les objectifs possibles

Cette proposition peut :

  • stimuler le repérage visuel ;

  • encourager les choix ;

  • mobiliser les gestes de découpage, déchirage et collage ;

  • développer la créativité ;

  • montrer qu’une réalisation valorisante ne nécessite pas beaucoup de matériel.

Le matériel

Rassemble :

  • des magazines ;

  • des publicités et prospectus ;

  • des chutes de papier ;

  • des emballages propres ;

  • des morceaux de laine ou de tissu ;

  • du carton récupéré ;

  • de la colle ;

  • des ciseaux adaptés.

Le déroulement

Choisissez ensemble plusieurs familles de couleurs : jaune miel, orange, rouge, brun, vert profond, violet ou rose poudré. Les participants recherchent ensuite des images, des mots ou des textures correspondant à ces teintes. Les éléments peuvent être classés en bandes, organisés en dégradé ou assemblés librement sur un grand support.

Tu peux aussi donner une intention particulière à la création :

  • les couleurs qui nous donnent de l’énergie ;

  • notre automne idéal ;

  • les plaisirs de la saison ;

  • les souvenirs de rentrée ;

  • les saveurs que nous aimons retrouver.

Les adaptations possibles

Pour une personne qui ne peut pas utiliser de ciseaux, propose de déchirer le papier ou prépare des éléments déjà découpés.

Utilise de grandes images contrastées en cas de difficultés visuelles.

À domicile, transforme la création en tableau d’inspiration pour décorer la pièce ou préparer un futur projet.

La pépite professionnelle : mets en valeur le résultat avec un cadre, un titre choisi par les participants et une véritable place d’exposition. Le soin apporté à la présentation change le regard porté sur la création.

6. Explorer les empreintes et les textures des feuilles

Cette activité permet d’expérimenter plusieurs techniques sans demander de savoir dessiner : frottage, empreinte à la peinture, tamponnage ou composition en relief.

Les objectifs possibles

Elle peut permettre de :

  • stimuler le toucher et l’observation ;

  • explorer les formes et les nervures ;

  • favoriser l’expérimentation ;

  • travailler des gestes simples ;

  • créer sans recherche de ressemblance.

Le matériel

Prévois :

  • des feuilles de formes différentes ;

  • du papier suffisamment épais ;

  • des crayons gras ;

  • de la peinture ;

  • des éponges ou petits rouleaux ;

  • du ruban adhésif repositionnable ;

  • des lingettes ou un point d’eau à proximité.

Le déroulement

Commence par observer les feuilles : leur taille, leur contour, leur souplesse et leurs nervures.

Propose ensuite plusieurs techniques :

  • placer une feuille sous le papier et frotter doucement avec un crayon gras ;

  • déposer de la peinture sur la feuille et l’imprimer sur le support ;

  • tamponner autour de la feuille pour faire apparaître sa silhouette ;

  • associer plusieurs empreintes pour créer un arbre, un chemin ou une composition abstraite.

Laisse chacun choisir la technique qui lui semble la plus agréable.

Les adaptations possibles

Fixe la feuille et le papier sur la table pour éviter qu’ils ne bougent. Ajoute un manchon en mousse autour du crayon ou du pinceau afin de faciliter la préhension. Pour une personne fatigable, prépare un petit format réalisable en quelques gestes. En unité protégée, transforme l’atelier en exploration libre : toucher, choisir une couleur, poser une feuille et observer l’empreinte qui apparaît.

La pépite professionnelle : prévois toujours une possibilité de participation sans peinture pour les personnes qui n’aiment pas se salir les mains.

7. Créer un cabinet de curiosités automnal

Le cabinet de curiosités est une petite collection d’objets choisis, présentés et accompagnés d’une histoire ou d’une légende. Cette activité valorise autant la sélection et la parole que la fabrication.

Les objectifs possibles

Ce projet peut :

  • encourager la curiosité et l’observation ;

  • favoriser la transmission de souvenirs ;

  • donner à chacun une place dans un projet collectif ;

  • soutenir la créativité ;

  • créer un support de rencontre avec les familles ou les enfants.

Le matériel

Tu peux utiliser :

  • des boîtes compartimentées ;

  • de petits paniers ;

  • des bocaux transparents non fragiles ;

  • des feuilles, glands, pommes de pin et noix ;

  • des cartes, photographies ou reproductions ;

  • des étiquettes ;

  • des rubans et tissus ;

  • des feutres épais.

Le déroulement

Chaque participant choisit un ou plusieurs éléments représentatifs de l’automne.

Il peut ensuite :

  • donner un titre à son objet ;

  • raconter ce qu’il lui évoque ;

  • dicter une courte légende ;

  • choisir sa place dans la collection ;

  • décorer l’étiquette ou le support.

Rassemble les contributions dans une vitrine, sur une étagère ou dans plusieurs boîtes ouvertes. Le cabinet peut devenir le point de départ d’une exposition, d’un goûter avec les familles ou d’une rencontre intergénérationnelle.

Les adaptations possibles

Présente peu d’objets à la fois pour faciliter le choix. Si l’écriture est difficile, note fidèlement les paroles de la personne. Les participants ne souhaitant pas manipuler peuvent choisir le titre de l’exposition, l’ordre des objets ou l’emplacement de la collection.

À domicile, crée une boîte personnelle réunissant des photographies, matières et souvenirs de saison.

La pépite professionnelle : donne aux résidents un rôle dans la présentation de l’exposition. Ils ne sont pas seulement les bénéficiaires de l’activité : ils peuvent aussi en devenir les auteurs, les guides et les passeurs d’histoires.

Comment adapter une activité sans infantiliser ?

Adapter une animation ne signifie pas la rendre enfantine. Il s’agit de réduire les obstacles tout en préservant la liberté, l’identité et la place d’adulte de la personne.

Pour cela :

  • choisis des supports et des visuels destinés à des adultes ;

  • présente l’activité comme une invitation, jamais comme une obligation ;

  • évite de montrer un unique modèle à reproduire ;

  • propose de vrais choix, même s’ils sont limités à deux possibilités ;

  • valorise les décisions et les initiatives ;

  • simplifie les gestes sans appauvrir l’intention ;

  • accompagne sans réaliser systématiquement à la place ;

  • respecte le refus ou l’envie de simplement observer ;

  • ne compare pas les réalisations ;

  • demande l’accord de la personne avant d’exposer ou d’offrir sa création.

Une personne peut avoir besoin d’aide pour découper tout en étant parfaitement capable de choisir, d’imaginer et de décider. Ne confonds jamais difficulté d’exécution et absence de créativité.

Construire un cycle d’animations autour de l’automne

Au lieu d’organiser plusieurs activités isolées, tu peux les relier pour créer un projet sur quatre semaines.

  • Semaine 1 : observer et collecter. Organise une promenade, une découverte sensorielle ou une collecte d’éléments naturels.

  • Semaine 2 : expérimenter et créer. Propose les empreintes de feuilles, la peinture fauve, les couronnes ou le nuancier.

  • Semaine 3 : raconter et transmettre. Réalise la fresque des souvenirs ou les légendes du cabinet de curiosités.

  • Semaine 4 : valoriser et partager. Prépare une exposition, invite les familles, présente les créations à un autre groupe ou réalise un petit reportage photographique.

Cette progression donne du sens aux différentes séances et permet à chacun de participer selon ses envies. Une personne peut aimer collecter, une autre créer, raconter, installer ou accueillir les visiteurs.

Les erreurs à éviter pendant un atelier créatif

Chercher un résultat parfait

La création finale n’est pas le seul indicateur de réussite. Observe aussi le plaisir, les choix, les échanges, la concentration et les initiatives.

Préparer un modèle trop complexe

Si le professionnel doit réaliser la majorité des étapes, l’activité est probablement trop ambitieuse ou insuffisamment adaptée.

Vouloir que tout le monde fasse la même chose

Uniformiser les productions facilite parfois l’organisation, mais limite l’expression personnelle. Propose un cadre commun suffisamment souple pour accueillir des créations différentes.

Donner trop de consignes en même temps

Présente une étape, laisse le temps de l’expérimenter, puis introduis la suivante.

Corriger ou terminer sans demander

Avant d’intervenir sur une création, demande toujours à la personne si elle souhaite être aidée et de quelle manière.

Oublier la valorisation finale

Prévoir comment les créations seront présentées, utilisées ou partagées donne une intention supplémentaire au projet.

L’automne offre bien plus qu’un thème décoratif. Il permet de toucher, observer, choisir, raconter, créer et transmettre. Une activité manuelle adaptée ne se reconnaît pas à la perfection du résultat. Elle se reconnaît à la place qu’elle laisse à la personne : la place de choisir, d’essayer, de participer à sa manière et d’être fière de ce qu’elle a apporté.

Tu n’as donc pas besoin de proposer l’activité la plus originale.

Tu as besoin de créer les conditions pour que chacun puisse vivre une expérience agréable, digne et porteuse de sens.

La véritable pépite n’est pas seulement ce qui est créé. C’est tout ce qui se vit autour de la création.

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Amandine

Hello, moi c’est Amandine

Formatrice en animation sociale en gérontologie et fondatrice de Pépites, j’aide les professionnelles et les équipes à gagner du temps, développer leurs compétences et faire évoluer leurs pratiques avec confiance et créativité.

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